Nous contacter
Demander une démo

Identités non humaines et agents IA : pourquoi la gouvernance IAM doit étendre son périmètre

Comptes de service, robots logiciels, agents IA autonomes : une nouvelle population d'identités s'impose dans les systèmes d'information, hors du périmètre de l'IAM classique.

Main robotique et main humaine interagissant avec des icônes d'identité numérique, d'accès et de données, illustrant les agents IA et les identités non humaines
Decoration

33 %

des applications d'entreprise intégreront de l'IA agentique d'ici 2028, contre moins de 1 % en 2024

Source : Gartner, octobre 2024

Decoration

15 %

des décisions opérationnelles quotidiennes seront prises de façon autonome

Decoration

40 %

des projets agentiques seront abandonnés d'ici fin 2027, faute de gouvernance suffisante

Source : Gartner, juin 2025

La sécurité n'est pas un frein à l'IA. C'est la condition de sa pérennité en production.

Identités non humaines : une croissance silencieuse portée par les agents IA

Pendant que les équipes sécurité concentraient leurs efforts sur les identités humaines, une autre population s'est développée en silence : comptes de service, robots, workloads cloud, clés d'API. Ces identités non humaines (NHI) ne sont pas nouvelles. Ce qui change, c'est leur autonomie avec l'arrivée des agents IA, capables de raisonner, invoquer des outils et accéder à des données sensibles sans validation humaine.


La sécurité n'est pas un frein à l'IA. C'est la condition de sa pérennité en production.



Une population d'identités devenue incontournable

Un agent IA ne se contente pas d'exécuter des tâches prédéfinies : il interprète un contexte, délègue des sous-tâches à d'autres agents et accède aux ressources selon une logique dynamique, difficile à anticiper.


Une organisation compte aujourd'hui plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'identités non humaines par identité humaine, un ratio en hausse constante. C'est la population la plus dynamique du système d'information et souvent la moins gouvernée.


Les trois angles morts de l'IAM traditionnel

Un cycle de vie sans déclencheur RH

L'IAM classique repose sur des événements RH (arrivée, mobilité, départ). Un agent IA ne franchit aucun de ces sas :


  • instancié par un workflow, parfois quelques minutes, parfois indéfiniment

  • sans propriétaire ni date d'expiration, ses credentials survivent souvent à sa mission


Une délégation hors du modèle JML

Quand un utilisateur délègue une action à un agent, l'IAM traditionnel ne répond pas :


  • Agit-il avec les droits complets du délégant ?

  • Sous quelle identité, avec quelle traçabilité ?

Le modèle JML n'a pas été conçu pour ces chaînes d'autorisation hybrides.



Un Shadow AI hors de tout référentiel

Copilotes SaaS, scripts d'automatisation, serveurs MCP : le Shadow AI agit souvent avec les credentials de son créateur, sans figurer dans aucun référentiel ni respecter le moindre privilège.

Les quatre exigences d'une gouvernance adaptée

  • Découverte continue : cartographier en continu comptes orphelins, robots, agents IA et serveurs MCP, et les intégrer immédiatement au référentiel

  • Référentiel unifié : humains, machines et agents IA gouvernés selon les mêmes principes (moindre privilège, SoD, recertification, révocation automatisée)

  • Délégation explicite et traçable : identité distincte, droits limités à la mission, actions journalisées, une exigence renforcée par NIS2, DORA et l'AI Act

  • Contrôle d'accès contextuel en temps réel : autorisation évaluée à chaque action selon des attributs dynamiques (identité du délégant, risque, sensibilité de la donnée), via un moteur de décision (PDP) couplé à une gateway


Une fondation commune, pas un second IAM

Quand les agents IA s'organisent en réseaux, la gouvernance ne peut plus viser des entités isolées : c'est la chaîne entière qu'il faut couvrir, tracer et révoquer.


Traiter les NHI comme un chantier séparé reviendrait à recréer, côté machines, les silos qu'il a fallu deux décennies à démanteler côté humains. Le sujet NHI ne remplace pas la gouvernance des identités humaines, il s'y ajoute, dans le même socle et sous la même autorité. Cette approche permet au RSSI d'absorber la croissance des identités non humaines sans relâcher l'effort côté humains, et de prouver à l'audit que chaque identité est gouvernée selon les mêmes principes.


C'est la conviction portée par l'Identity Factory, plateforme européenne de gouvernance des accès et des identités humaines et non humaines.

Publié par

Alexis de Calan, Directeur du développement

Alexis de Calan

Directeur du Développement

Alexis de Calan est cofondateur de Memority, où il pilote le développement en France et à l'international. Fort de plus de 20 ans d'expérience dans l'IT et la cybersécurité, il dispose d'une expertise reconnue des enjeux IAM et d'une vision stratégique et opérationnelle des transformations de la sécurité numérique dans les grandes organisations.

Articles récents

Gestion des identités numériques dans les établissements de santé : Memority au service de la conformité HospiConnect

Calendrier

8 septembre 2026

Découvrez comment Memority, solution IAM, accompagne la conformité HospiConnect des établissements de santé et GHT.

AI agent as a non-human identity accessing enterprise systems
AI agents are becoming new non-human identities to govern

L’IAM à un tournant : vers une gestion des identités plus visible, intelligente et dynamique

Calendrier

12 août 2026

L'IAM doit désormais gouverner toutes les identités, y compris les comptes de service et agents IA. Découvrez les trois évolutions clés (Visible, Intelligent, Dynamique) et pourquoi l'IAM converge avec le SOC pour répondre au Zero Trust. Alexis de Calan vous explique tout en vidéo.

Carte de France dessinée par une foule de citoyens, symbole de la souveraineté numérique des collectivités territoriales

La gestion des identités et des accès : un levier pour l'indépendance numérique des collectivités territoriales

Calendrier

2 juillet 2026

Les 23 et 24 juin derniers, Memority a participé au CoTer Numérique, le congrès réunissant les décideurs des collectivités territoriales françaises.